Premières lignes : Le Chant du Monde

barque

« Laisse aller le torrent du temps,
qu’un jour s’en aille, un autre vienne.
Ils auront grand besoin de moi,
me chercheront, me languiront,
pour forger le Sampo nouveau,
jouer l’arpège en cithare neuve,
pour guider la lune nouvelle,
et délivrer le soleil neuf,
quand ils n’auront soleil ni lune,
ni le chant de joie sur la terre. »
[…]
Ainsi Väinö met en panne,
il amarre sa barque au large.
Il a laissé le kantélé
à Suomi, belle cithare,
pour le peuple la joie sans fin,
et les grands chants pour ses enfants.

Je dois l’avouer, ces vers ne sont pas de ma main. Ces quelques lignes ont été empruntées au Kalevala, épopée finnoise compulsée par Elias Lönnrot. Je suis tombée sous le charme il y a bien longtemps, et si vous voulez vous laisser séduire, sachez que ce recueil, constitué de « chants », n’a rien d’une série de poèmes classiques. C’est bien plus déroutant ! Et c’est certainement pour cette raison que je me suis fait happer par sa magie. J’espère pouvoir le lire en finnois, un jour. En attendant, je dois me contenter de la (belle) traduction de Gabriel Rebourcet.

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s