Une ville d’enfer – 4

« The Barber Shop », New York

3h

 Ça faisait maintenant vingt minutes que je tournais et me retournais dans ce bar. Pas une trace de Diego, le tueur de poupée. Le gars avait dû prendre la fuite ! Il en avait eu largement le temps !

Forcément, à force de tourner, ça avait attiré l’attention de la direction de l’établissement à savoir Don Rildo.

– Commissaire, je vous aime bien mais faut quand même pas pousser!

– Don Rildo ! Je vous aime pas et je vais pousser quand même ! Où est passé Diego, le cuistot ?

– Il a dû faire un tour pour prendre l’air, sûrement !

En voyant mon regard contrarié, celui-ci répliqua :

– Vous pensez qu’il aurait pu tuer sa sœur, commissaire ! C’est complètement invraisemblable !

– Sa sœur, non… Sa femme, oui…

Le mafioso devint rouge de colère et tapa violemment dans un mur.

– Lola était sa femme ! Ah l’enfoiré, je vais lui trouer la peau !

– Ça ferait pas bon genre pour les affaires et je devrais vous arrêter ! Lui répondis-je.

Je le veux vivant Rildo, compris ?! Il doit passer devant un tribunal !

Je le savais, je parlais à un mur. Il fallait que je trouve ledit enfoiré avant le Don, sinon adieu le procès et la prison. Je comprenais bien ses raisons mais j’étais flic et je me devais de faire respecter la loi. Je le sentais au plus profond de mes tripes comme un appel de justice. Je n’allais pas rendre cette ville encore plus pourrie qu’elle ne l’était.

New York

6h

 

Après avoir rameuté les troupes disponibles, nous avions fouillé pratiquement toute la ville. Pas une seule trace de Diego, le tueur…

Le gars s’en était sorti.Il avait tué sa femme. Elle devait l’avoir quitté et voulait sûrement vivre une autre vie que celle que ce pourri pouvait lui offrir. Mais ça n’était pas vraiment de son goût à lui.

La justice n’était pas belle à voir…

Commissariat de Police, New York

24  novembre 1920 – 7h

 

C’était encore une de ces matinées froides où tout peut arriver. Je fumais ma cigarette dehors devant le QG. Au loin on entendait les bruits de la ville : des sirènes, des bruits de voitures impatientes, des insultes… C’était une des matinées qui annonçait la routine.

Ça n’a pas loupé.

A peine ma clope terminée que Bob, mon bleu, arriva pour me tirer de ma réflexion :

– Patron, on a reçu un appel. On nous attend entre la 12eme et la 1ère. Ils ont trouvé un paquet.

Y’ a pas à dire, c’était vraiment une ville d’Enfer !

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